Depuis quelques décennies, nous avons vécu de multiples révolutions : Media, Web, Mobile, Réseaux sociaux, et l'IA n'y coupe pas, nous connaissons son produit, celle du risque et de l'opportunités, du rejet qui creuse à l'ouverture qui inonde dont chacun y verra sa propre posture ou celle d'un autre en caricature.
Pour la énième fois, nous entendons parler de transformation, de révolution, de point de bascule. Nous voyons des entreprises se bâtir et des discours se multiplier, cet article n'y fait d'ailleurs pas défaut.
Mais si nous devions nous arrêter sur le plus important, sur ce qui compte vraiment, non pas sur l'outil, mais sur l'essence même de l'entreprise, alors que pourrions nous en tirer pour l'avenir ? Voici une partie de ma vision sur le sujet, sur ce qui se redessine et ce qui n'est pas (encore) touché.
Il ne reste que l'humain
De tout ce qui précède — le temps compressé, la connaissance augmentée, les relations redistribuées, les décisions mieux préparées — il y a un fil qui traverse tout. Ce qui résiste, ce qui ne se délègue pas, ce qui ne se compresse pas : c'est l'humain.
Par nature. L'homme est un animal social.
Il ne peut pas faire autrement que de vivre d'interactions, de reconnaissance, de sens partagé. L'IA peut accélérer beaucoup de choses. Elle ne peut pas remplacer le besoin qu'un collaborateur a d'être vu, qu'un client a d'être compris, qu'un dirigeant a d'être cru.
Ce qui se joue avec l'IA est donc aussi une question sur la place de l'entreprise dans la société. Elle a toujours eu un rôle économique et social, mais demain peut-être plus encore qu'hier, avec un rôle plus profond à tenir : donner un sens au temps des personnes qui la composent, à moins que l'humain ne se libère du tissu économique et ne réinvente un autre système. Mais de là, nous sommes encore loin et en attendant, chacun devra jouer sa partition.